Les actions JMFP 2017

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Les animaux aquatiques sentients

Qui sont les poissons ? (à propos des animaux aquatiques)
Des capacités étonnantes (les poissons)
Les extraterrestres sont parmi nous ! (les céphalopodes)
Sous sa carapace, c'est un être sensible ! (les crustacés)

Qui sont les poissons ?

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Il existe des dizaines de milliers d’espèces de poissons, sans parler des autres animaux aquatiques. Leur habitat couvre les trois quarts de la planète, et pourtant nous ne les connaissons pas ; à cause de cela, nous les décimons à grande échelle dans des conditions terribles.

La considération pour les animaux augmente. Mais guère pour les poissons. Ceux-ci constituent pourtant l'immense majorité (95%) des victimes de la consommation de viande. Ce sont de 1000 à 3000 milliards de poissons qui sont tués chaque année.

Nous assistons sans rien faire à un massacre inimaginable.

Les poissons ressentent la douleur. Chaque animal offre des traits de personnalité et reconnaît individuellement ses congénères, avec qui il communique.
De même, les pieuvres et les calmars présentent des capacités mentales remarquables. Eux aussi éprouvent la souffrance, tout comme les homards, les crabes et les crevettes.

Ce n’est pas parce que nous avons souvent spontanément peu de sympathie pour les animaux aquatiques que leur vie a peu d’importance – leur vie leur importe, et pour cette raison doit être considérée comme importante, indépendamment de la sympathie qu'on éprouve ou non à leur égard.

Nous espérons que ces brefs textes dédiés à ces individus à part entière sauront vous interpeller.

 

Des facultés étonnantes !

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Notre planète abrite une incroyable diversité d’espèces de poissons. Ils sont bien plus fascinants que nous ne le pensions.

De nombreuses observations ou recherches montrent que beaucoup de poissons ont une conscience très élaborée. Ils ont une vie sociale complexe, nouent des alliances (parfois même avec des poissons d'autres espèces), font preuve de stratégie, calculent les coûts et bénéfices de leurs actes, utilisent des outils, communiquent de façon élaborée, apprennent et se souviennent longtemps, sont curieux et perspicaces, etc.

Contrairement à une légende tenace, les poissons possèdent une mémoire à long terme. Les saumons retrouvent (à l'odeur) leur rivière d’origine après des années passées à des miliers de kilomètres.

Parfois, ils font montre de talents que nous n'imaginons pas. Les gobies font ainsi preuve de capacités spatiales stupéfiantes. Ces poissons vivent dans des petits bassins qui se forment à marée basse dans les rochers. Lorsqu'un oiseau essaye de les manger, les gobies sautent d'une mare à une autre, sans s'écraser contre la roche. Pourtant, ils ne peuvent voir les autres mares. En fait, ils mémorisent le relief des lieux pendant la marée haute, voient où se trouvent les creux et en déduisent la position des flaques à marée basse. Une expérience dans un bassin artificiel a montré qu'il leur suffit d'une seule session à marée haute pour mémoriser tout le relief du bassin !

Surtout, contrairement à la croyance populaire, les poissons éprouvent la douleur et la peur, comme cela est aujourd'hui largement établi.

C’est pour cette raison que nous devons les prendre en considération.

 

Les extraterrestres sont parmi nous !

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Les céphalopodes (pieuvres, seiches, calmars...) sont des invertébrés étonnants : leur sang est bleu, ils possèdent trois cœurs, huit à dix bras qui peuvent goûter et ressentir, un système nerveux distribué dans tout le corps et un gros cerveau.

Les tentacules peuvent réagir de façon indépendante après avoir été sectionnés – et le corps peut les régénérer. Certaines espèces peuvent changer de couleur et de forme et même clignoter. Pour s'en préserver, des pieuvres reproduisent volontairement la couleur, la forme et la façon de nager de poissons prédateurs ! Le calmar de récif des Caraïbes, lui, peut communiquer par certaines gammes de couleur avec un congénère sur sa droite, et délivrer simultanément un message différent à un autre sur sa gauche...

Les aptitudes intellectuelles des pieuvres stupéfient les chercheurs. Otto grimpait en haut de son aquarium pour projeter un jet d’eau sur un projecteur trop puissant qui l’agaçait, provoquant des court-circuits récurrents. Après de nombreux essais, Sid s'est échappé en déjouant les systèmes de sécurité du New Zealand Marine Studies Center.

Les céphalopodes sont pêchés de façon intensive à la senne, au chalut, à la palangre – des méthodes de pêche qui les font intensément souffrir.

En 2016, les captures avoisinaient les cinq millions de tonnes – l'équivalent de 135 000 camions de 35 tonnes. Des dizaines de milliards d'individus...

 

Sous sa carapace, c'est un être sensible !

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Crabes, crevettes, langoustes, langoustines, homards, écrevisses… font l’objet d’une pêche massive et l’élevage intensif de crevettes connaît une croissance exponentielle. En 2016, pêche et élevage ont chacun tué près de 7 millions de tonnes… d’êtres sensibles. Sans doute des centaines de milliards d'individus.

Leur pêche ravage les fonds océaniques : les deux tiers des prises sont d'autres animaux marins, des « prises déchets ».
Les crustacés d'élevage, eux, sont nourris entre autres de poissons pêchés, ce qui additionne encore des morts.

Les crustacés ont un système nerveux moins centralisé que les poissons, mais ressentent néanmoins la douleur.

Les homards et les crabes sont démembrés vifs et/ou ébouillantés vivants. Ils souffrent alors pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce que l'ensemble de leur système nerveux décentralisé soit totalement détruit.
On immerge aussi les homard dans de l'eau douce pour les tuer : ils agonisent alors pendant deux longues heures.
 
Les homards en liberté peuvent vivre, solitaires, plus d'un siècle. Mais une fois capturés, ils sont empilés les uns sur les autres dans des caissons et ils peuvent rester les pinces ligotées pendant plus d’un mois.

Ces souffrances et morts infligées pour notre bon plaisir ne sont pas moralement acceptables. Les crustacés aussi doivent se voir reconnaître le droit à vivre et à ne pas être torturés.